(Last update : Sun, 23 Aug 1998)
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Scènes de la libération de Paris en 1944

(Crédit photographique : Michel Barrat)

[prefecture.jpeg] La Préfecture de Police, la nuit, vue d'une chimère des tours de Notre-Dame

Relation des événements du 19 au 26 août 1944, vécus à Paris par le jeune Michel Barrat, alors âgé de 9 ans et 3 mois.

Cet été là, nous n'étions pas allés en vacances à la campagne, comme chaque année. Toutes les communications avec la province avaient été coupées, nous étions donc restés à Paris par un temps magnifique.

Il faut dire que nous habitions en plein coeur de Paris, dans l'île de la Cité, à la Préfecture de Police, face à la cathédrale Notre-Dame. Nous y étions logés, car mon père, gardien, de la paix aux services techniques, était le chauffeur du chef de cabinet du Préfet de Police. Le Préfet s'appelait Maurice Bussière et, sous la tutelle des Allemands, avait autorité sur tout le département de la Seine;

La vie était assez dure, il n'y avait pratiquement rien à manger , il fallait faire des queues interminables pour se procurer de la nourriture. Les bombardements nous tiraient souvent du lit pour que nous allions nous mettre à l'abri dans les caves. Le matin, nous trouvions souvent sur la terrasse des éclats d'obus, morceaux d'acier acérés et tortillés que nous échangions avec nos camarades, car nous en faisions la collection !

Peu de temps auparavant, nous avons assisté à un combat aérien, où un chasseur britannique a mis en déroute trois avions allemands sous les applaudissements de la foule !

[michel.jpeg] Michel et sa soeur,
devant la cuisine donnant sur le toit.
A droite, le "garde-manger" où l'on conservait les aliments car il n'y avait pas de frigidaire.

Nous habitions au quatrième étage (escalier F) et, devant nos fenêtres, il y avait une sorte de terrasse en zinc, qui descendait en pente douce, vers un parapet assez large. Il fallait se pencher pour voir ce qui se passait dans la cour (devenue depuis cour du 19 août). Le tout formait un terrain de jeu et un point d'observation incomparables. Nous appelions cet endroit "le toit".

[toit.jpeg] [maman.jpeg]
Sur le "toit", ma soeur et mon frère Sur le "toit", Maman, dans la salle à manger

Les alliés avaient débarqué en Normandie le 6 juin et nous suivions avec passion leur avance malgré les "bobards" (les mensonges) de la propagande officielle.

Ce matin du samedi 19 août ne fut pas une journée comme les autres. Nous nous étions levés de bonne heure, car les matinées étaient plus fraîches et nous pouvions aller jouer, avec les petits voisins, sur notre cher "toit". L'après-midi, il n'en était pas question, car la chaleur du soleil rendait le toit brûlant.

Comme d'habitude, nous avons jeté un coup d'étoile, dans la cour, et ce que nous avons vu nous a stupéfiés. Au lieu de l'animation ordinaire : agents qui déambulaient, cars qui entraient et sortaient par l'une des trois parties du bâtiment, il y avait là un rassemblement immense et insolite. Des centaines de personnes en civil occupaient la place. Nous avons vite compris que c'étaient des policiers en grève. Il faut dire que les fonctionnaires de la Police n'ont pas le droit de faire la grève et que c'était là un événement extraordinaire,

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Et c'est alors, et c'est alors qu'il se passa une scène inouïe. Plusieurs policiers en civil, armés de pistolets (leur arme de service) amenèrent par la porte Notre-Dame un vieux Boche (il me parut vieux !) aux cheveux gris. Manifestement, il avait été fait prisonnier en se rendant à son bureau, car il portait un portefeuille de cuir. Il avait été désarmé, n'avait plus son ceinturon et, visiblement, ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Pour moi, ce fut un choc. D'abord il ne fallait pas prononcer le nom de "Boche" (Alboche pour Allemand, terme péjoratif utilisé par les Français pour les désigner - et il y en avait d'autres) ensuite, il me faisaient une peur terrible, car on disait qu'ils se livraient à des "atrocités". Quand nous nous promenions avec mon père, celui-ci sifflotait la Marseillaise, notre hymne national, en en croisant un dans la rue, chose interdite. Je le suppliais de se taire, persuadé que nous serions emmenés en prison.

Revenons à cette célèbre journée. On avait hissé le drapeau tricolore sur l'une des quatre tours de la préfecture, précisément celle qui surplombait notre logement. Après l'arrestation du vieux Boche, on en amena d'autres, certains blessés si bien que la chose parut ensuite plus habituelle.

A midi, comme il n'était plus question de sortir pour faire les courses, nous sommes descendus, avec d'autres personnes logées, munis d'une casserole, dans la cour où des "roulantes" avaient été installées. Une "roulante" est une cuisine montée sur deux roues où des "cuistots" (cuisiniers) mijotaient une cuisine simple mais roborative. On emplit notre casserole. Ce jour-là, c'était du "singe" à la sauce tomate. Le terme de "singe" vient de la guerre de 1914, désigne le boeuf en conserve (corned beef). Je n'ai jamais mangé quelque chose d'aussi bon, et, depuis ce temps là, j'adore le "singe", surtout à la sauce tomate ; mais il n'a pas la saveur de celui du 19 août 1944 !

L'après-midi se passa comme le matin, mais, il y eut des coups de feu à l'extérieur et on nous ordonna de descendre aux abris. Les abris formaient un immense dédale de pièces plutôt petites, qui communiquaient par des couloirs. Dans une de ces pièces, il y avait des bicyclettes fixées au sol. Ces machines actionnaient des dynamos qui rechargeaient des batteries, destinées à assurer l'éclairage et à la ventilation de ces souterrains. Il fallait être un sportif pour actionner ces étranges vélocipèdes. J'ai essayé, je n'ai pas pu.

[quinze.jpeg] Papa, dans le garage de la Préfecture de Police
devant une "quinze" du genre de celles qu'il conduisait pendant les combats de la libération de Paris.

Nous n'avions pas revu Papa depuis le matin, et nous ne devions le revoir que huit jours plus tard. Bien après, nous avons appris qu'il a avait été mis à la disposition du colonel Rol. Tanguy, chef de la Résistance d'Ile de France, comme chauffeur, et qu'il s'était conduit en héros. Faisait-il déjà partie d'un réseau de Résistance avait-il été volontaire pour cette mission, lui avait- elle été imposée ? Il ne m'en a jamais parlé.

Dans les abris, la vie était communautaire. On jouait avec les petits camarades, on parlait avec les voisines (tous les hommes avaient été réquisitionnés), on écartait les "bobards" (bonnes ou fausses nouvelles qui meublaient la conversation). La nuit fut sinistre et longue, fraîche malgré la lourdeur du mois d'août. Le lendemain matin, les coups de feu redoublèrent et on entendit ,la canonnade. J'ai appris depuis que le professeur Joliot-Curie, gendre de Pierre et Marie Curie, tous prix Nobel, était descendu du Collège de France, rue Saint-Jacques pour donner aux assiégés la "recette" des bouteilles incendiaires dites "cocktails Molotov". Ici, se place un épisode curieux et bien français. Pour fabriquer ces explosifs, destinés à détruire les chars de combat, il faut des bouteilles, Quelqu'un déclara que, dans la cour du Préfet, il y avait nombre de bouteilles fines. Cette cave était située en face de la nôtre. On força la cave du Préfet, et, pour fabriquer ces armes, on vida force bouteilles, pas toutes par terre, si bien que, vers le soir, une partie de la garnison en avait "un léger coup dans le nez". Mais ces vaillants combattants, ces héros, armés le plus souvent d'un pistolet ou d'une mitraillette pour repousser de chars "Tigre", avaient bien mérité ce petit réconfort.

D'ailleurs, trois chars "Tigre se postèrent au coin de Notre-Dame et tirèrent sur l'entrée principale qui, aujourd'hui encore porte le stigmates de cette attaque. Il aurait suffi qu'un seul d'entre eux pénétrât dans la cour pour que tout fût terminé.. hommes, femmes et enfants. Ils se retirèrent après que l'un des chars fut détruit, je pense grâce à l'un de ces bouteilles miraculeuses

Dans la cave, pendant ce temps, on avait amené des blessés, la plupart allemands. L'un d'eux était un S.S., habillé de noir, blessé à la jambe. Il était encore plus grand couché que debout, terriblement impressionnant

Comme il fallait passer par cette pièce pour se rendre aux toilettes, je me suis retenu pendant plusieurs heures tant j'avais peur de passer auprès de lui. Une voisine, d'origine luxembourgeoise, lui a parlé en allemand.

J'ai envié son courage (qui n'en était pas) et c'est là que j'ai commencé à comprendre que les hommes, dans les pires extrémités, restaient des hommes, et que malgré ces terribles différences, ils étaient des frères.

A ma connaissance, et malgré leurs exactions, je n'ai jamais vu d'Allemands maltraités, bien que, dans ces jours exceptionnels, ils se fussent conduits comme des monstres. J'entends encore les voisins parler de tortures, d'enterrés vivants, de gens qu'on obligeait à creuser leur tombe avant d'être exécutés. Aujourd'hui encore, j'associe ma peur des souterrains, et ma claustrophobie à ces heures tragiques.

Vers le soir, quand l'assaut final parut imminent, on nous ordonna, nous, les civils femmes et enfants, de nous échapper de la P.P. (Préfecture de Police). Dans la cour, nous devions fuir par le canal du métro. Vers les 20h, nous sortîmes dans la cour où la bataille faisait rage. Dans le jour frémissant, nous avons couru, courbés, à l'abri des bottes de paille qui se trouvaient là, et nous nous sommes engouffrés dans la station. Là, il n'y avait personne. C'était le grand silence encore plus impressionnant que la fusillade précédente.

[metro.gif] Notre parcours dans le métro parisien.
I. Cité
II. Etienne Marcel
III.. Strasbourg Saint-Denis
x. rue Mazagran

Nous avons descendu les marches vers les voies. Nous étions seuls ma mère, mon frère, ma soeur et moi, et nous nous sommes dirigés vers le nord, c'est-à-dire dans la direction "Porte de Clignancourt". Nous avons emprunté le tunnel et nous avons avancé vers la station "Châtelet". Là, avant d'arriver à la station suivante "les Halles", nous avons aperçu, venant vers nous, une troupe d'hommes. Je me suis dit "Si ce sont des Boches, nous sommes perdus". Je me voyais déjà fusillé, empalé, crucifié, obligé de creuser ma tombe. .. Par bonheur ces hommes étaient les maris des femmes, les voisines, qu'ils avaient accompagnées et qui revenaient à la Préfecture. Ils nous ont confirmé que celles- ci nous attendaient à la station suivante: "Etienne Marcel" (Prévôt des marchands, c'est-à-dire Maire de Paris 1315-1358). Peu avant, une dernière épreuve m'attendait.

Comme nous marchions à droite, il a fallu changer de voie et gagner celle de gauche. Mon père 'avait toujours raconté que le troisième rail conduisait l'électricité (600V) et que le toucher équivalait à la mort.

Au lieu de l'enjamber, j'ai sauté très haut, et, bien entendu, je suis retombé dessus, sans autre dommage qu'une belle tache de cambouis. Heureusement que les employés de la TCRP (Transports en Commun de la Région Parisienne) avaient coupé le courant !

Nous voilà à la station "Etienne Marcel" où nous rejoignons les autres mamans et nos petits camarades.

Il y avait là un employé du métro qui gardait sa station. Il nous a bien fait rire en racontant toutes sortes d'histoires, Ensuite, nous nous sommes étendus sur les bancs et nos avons essayé le dernier. J'ai eu bien froid. Heureusement, Maman, de temps en temps, me couvrait avec son manteau et cela me procurait une chaleur délicieuse. Je dois avouer que c'est la première fois - et j'espère la dernière - que j'ai dormi dans le métro. A chaque fois que je passe par la station "Etienne Marcel", je cherche en vain (car il a été démoli) le bureau du joyeux chef de gare et les deux bancs de bois qui ont été remplacés par des sièges en plastique. Le lendemain matin, nous avons repris notre marche vers le nord. Nous avons traversé la station "Réaumur-Sébastopol" et c'est à "Strasbourg-Saint-Denis" que nous avons regagné la surface. Nous nous sommes réfugiés dans un café à 200 m de là, rue Mazagran (je crois qu'il existe encore au numéro 12). Maintenant, il s'appelle "l'Olivier". En face, il y avait un hôtel au 11 bis.

Nous avons vécu dans ce café où je me rappelle que nous avons fort bien mangé (Les temps étaient si difficiles !). Dans l'après-midi, un Boche est sorti de l'hôtel, le revolver à la main. Des coups de feu ont éclaté. Il avait dû être débusqué pa des F.F.I. et il courait en tous sens, d'où de nouvelles inquiétudes. Les personnes qui étaient là ont déclaré qu'il y vivait avec une "poule". Dans mon cerveau d'enfant, je n'ai su la signification de ces paroles que beaucoup plus tard ! Je ne voyais pas ce que la volaille venait faire là-dedans.

Nous avons dormi dans cet hôtel avec maman, ma soeur et mon frère. Je pense que c'est le lendemain (mardi 22 août) que nous avons regagné la Préfecture de Police, car je n'ai pas le souvenir d'avoir passé deux nuits dans cet endroit.

Nous avons repris notre poste d'observation sur notre cher "toit". Dans la cour, il y avait tout un amoncellement de matériel militaire, pris à l'ennemi : camions, voitures blindées, canons, dont un canon antiaérien dont nous, les enfants, faisions tourner la plate-forme à l'aide d'une manivelle. Quel beau manège c'était là !

Les autres journées se passèrent comme la première, où les visites à la "roulante" alternaient avec celles au canon antiaérien. Mais il y eut les deux dernières journées, les plus symboliques, les plus chargées d'Histoire. Le vendredi 25 au soir, vers 19h, nous vîmes à partir de notre cher "toit" arriver le Général de Gaulle inspectant la Police parisienne et rendant visite au nouveau Préfet de Police monsieur Charles Luizet. La vue de ce grand homme, grand par la taille et par sa célébrité me bouleversa. Il faut dire que pendant la guerre, nous n'avions entendu que sa voix. Des personnes courageuses se risquaient à écrire "Vive de Gaulle" sur les murs, mais il ne fallait pas être pris par les Allemands. Mon père avait bricolé un "cadre", c'est- à-dire une antenne, qui, sur un cadre de bois, tenait enroulée une centaine de mètres de fil très fin. Avec ce système, on pouvait entendre la radio de Londres malgré les brouillages (c'était formellement interdit).

J'ai récemment retrouvé, chez mes parents, un rouleau de ce fil.

Le Général se rendit ensuite à l'Hôtel de Ville tout proche, et c'est là qu'il prononça le célèbre discours : "Pourquoi voulez-vous que nous dissimulions l'émotion qui nous étreint tous, hommes et femmes, qui sommes ici, chez nous dans Paris debout pour se libérer et qui a su la faire de nos mains. Non ! nous ne dissimulerons pas cette émotion profonde et sacrée. Il y a là des minutes qui dépassent chacune de nos pauvres vies ...".

Le lendemain, samedi 26 août, ce fut la célèbre descente des Champs-Elysées. Le Général de Gaulle, entouré des membres de l'insurrection et des chefs militaires, descendit "la plus belle avenue du monde" de la place de l'Etoile à la place de la Concorde. Là, il prit place dans une voiture et se rendit à Notre-Dame pour assister à une cérémonie d'actions de grâces (Te Deum). Dès qu'il entra dans la cathédrale, une fusillade éclata, provoquée sans doute par des miliciens (troupe paramilitaire aux ordres du gouvernement de Vichy). Tout le monde répliqua au milieu du chant de l'orgue et du Magnificat, entonné par toute l'assistance. Nous, les enfants, toujours perchés sur notre toit, avons entendu la fusillade (on tirait aussi du haut des tours de Notre-Dame). Une foule énorme reflua dans la cour de la Préfecture pour se mettre à l'abri.

On amena aussi quelques suspects, miliciens, arrêtés. L'un d'eux fut battu (à mort ?). Aujourd'hui encore je n'oublie pas l'impression sauvage que cette scène me causa.

Le soir même, il y eut un bombardement aérien allemand. On apprit beaucoup plus tard que Hitler avait ordonné de brûler Paris (d'où le célèbre film : "Paris brûle-t-il ?"). Cette fois, nous ne descendîmes pas aux abris. des bombes tombèrent sous la Halle aux Vins, située à un kilomètre de là, en amont, brûlant les stocks de vins et d'alcool qui y étaient entreposés. Le ciel était rouge, on y voyait comme en plein jour. Comme dirent les voisins : "Ils sont revenus détruire ce qu'ils n'ont pas pu emporter".

Dès le lendemain, nous avons vu les premiers soldats US. J'ai été très surpris de trouver des Noirs parmi eux. Ils nous ont donné du chocolat, du chewing-gum, des rations de combat. Je n'ai pas du tout aimé les ananas que je découvrais ; par contre, j'ai adoré le corned-beef (le fameux "singe") que nous appelions cornet de bif ! C'est beaucoup plus tard que j'ai compris qu'ils nous avaient apporté aussi la liberté

...Le premier mai 1945, la neige tomba sur Paris. Une semaine plus tard, on apprit que les Boches avaient capitulé, que la guerre était finie. Nous, les enfants, on ne se souvenait plus qu'elle durait encore. la vie avait repris, avec ses problèmes quotidiens et ses indifférences. Dans l'escalier F, un coup de canon qui datait d'août 1944 avait transpercé murs et cloisons. En y mettant l'oeil, on voyait l'endroit d'où avait été tiré, sur le quai de l'Hôtel de Ville. C'était tout ce qui restait de ces journées inoubliables.

Michel Barrat

Pour John, mon ami, Martine et mes enfants Cécile et Alexandre, sans oublier Victoire, la bien nommée


Boches

Frisés, fridolins, chleuhs, verts de gris, Fritz (on appelait les femmes soldats allemands les souris grises)

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Mon père, décoré pour sa conduite lors de la libération de Paris

Citation à l'ordre de la division du 7/7/45 par le Général Koenig, Gouverneur militaire de Paris.

Roger Barrat

Entré dans la résistance ouverte en juin 1944, chauffeur du Colonel Rol-Tanguy durant l'insurrection, a eu à accomplir de nombreuses missions de jour et de nuit et toutes dangereuses avec un parfait sang-froid et mépris du danger.

S'est particulièrement distingué le 20-8-44, rue du Bac, boulevard de la Gare, place de la Bastille, le 21 quai Conti, le 23 à l'angle de l'avenue de Tokyo (Aujourd'hui avenue de New-York) et de l'avenue Albert de Mun, le 24 rue Royer-Collard en forçant les barrages à travers le feu ennemi.

Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec étoile d'argent.

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F.F.I.

Forces Françaises de l'Intérieur, sigle des mouvements de résistance civils en 1944. J'ai encore deux brassards "F.F.I." de mon père que ces combattants mettaient au bras pour les distinguer du reste de la population.

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Quinze

Citroën 15CV à traction avant

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